Diagnostic Énergétique (DPE) 2026 : Guide Complet

Comprendre le DPE, les classes énergétiques, la réforme 2026 et comment améliorer la performance énergétique de votre logement.

Le diagnostic énergétique (DPE) est devenu un élément incontournable de toute transaction immobilière en France. Obligatoire depuis 2006 pour la vente et depuis 2007 pour la location, ce document évalue la performance énergétique d'un logement et son impact environnemental. Avec la réforme de 2026 qui modifie le coefficient de conversion de l'électricité, comprendre le DPE est plus crucial que jamais, notamment si votre logement est chauffé à l'électricité.

Dans ce guide complet, vous découvrirez tout ce qu'il faut savoir sur le diagnostic énergétique : son fonctionnement, les classes de A à G, les changements apportés par le nouveau DPE 2021, l'impact de la réforme 2026, et surtout les solutions concrètes pour améliorer votre étiquette énergétique. Que vous soyez propriétaire, bailleur ou futur acquéreur, ce guide vous permettra de prendre les bonnes décisions.

Qu'est-ce qu'un Diagnostic Énergétique ?

Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est un document officiel qui évalue la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre d'un logement ou d'un bâtiment. Il fait partie du dossier de diagnostics techniques (DDT) obligatoire pour toute vente ou location immobilière.

Le diagnostic énergétique repose sur deux étiquettes distinctes :

  • L'étiquette Énergie : mesure la consommation d'énergie primaire du logement, exprimée en kWh par m² et par an. Elle évalue la quantité d'énergie nécessaire pour chauffer, refroidir, produire l'eau chaude, éclairer et ventiler le logement.
  • L'étiquette Climat (GES) : mesure les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en kg de CO2 par m² et par an. Elle quantifie l'impact environnemental du logement.

Ces deux étiquettes vont de A (très performant, faible consommation) à G (très énergivore, forte consommation). La classe finale du DPE correspond toujours à la pire des deux étiquettes : si votre étiquette Énergie est C mais votre GES est E, votre DPE final sera E.

Important : Depuis juillet 2021, le DPE est devenu opposable juridiquement. Cela signifie qu'un acquéreur ou locataire peut se retourner contre le vendeur ou bailleur si les informations du DPE sont erronées, et demander des dommages et intérêts voire l'annulation de la transaction. Le diagnostiqueur engage également sa responsabilité professionnelle.

Le DPE doit obligatoirement être réalisé par un diagnostiqueur certifié, dont les coordonnées figurent sur le document. Cette certification est délivrée par des organismes accrédités et garantit les compétences techniques du professionnel. La durée de validité du DPE est de 10 ans, sauf exception pour les DPE réalisés entre 2013 et 2017 (valides jusqu'au 31 décembre 2024).

Les Classes Énergétiques de A à G

La classification énergétique divise les logements en 7 classes, de A (très performant) à G (passoire thermique). Voici le détail des seuils pour chaque classe :

A

Classe A : Moins de 70 kWh/m²/an et moins de 6 kg CO2/m²/an

Logements très performants (BBC, maisons passives). Représente environ 2% du parc immobilier français.

B

Classe B : 70 à 110 kWh/m²/an et 6 à 11 kg CO2/m²/an

Logements performants, bien isolés. Représente environ 6% du parc.

C

Classe C : 110 à 180 kWh/m²/an et 11 à 30 kg CO2/m²/an

Logements corrects, isolation moyenne. Représente environ 15% du parc.

D

Classe D : 180 à 250 kWh/m²/an et 30 à 50 kg CO2/m²/an

Logements moyens, isolation perfectible. Représente environ 29% du parc (classe la plus fréquente).

E

Classe E : 250 à 330 kWh/m²/an et 50 à 70 kg CO2/m²/an

Logements énergivores. Représente environ 25% du parc. Interdiction de location progressive à partir de 2034.

F

Classe F : 330 à 420 kWh/m²/an et 70 à 100 kg CO2/m²/an

Passoires thermiques. Représente environ 15% du parc. Interdiction de location depuis le 1er janvier 2028.

G

Classe G : Plus de 420 kWh/m²/an ou plus de 100 kg CO2/m²/an

Passoires thermiques extrêmes. Représente environ 8% du parc. Interdiction de location depuis le 1er janvier 2025.

En France, le parc immobilier se répartit actuellement de la façon suivante : environ 52% des logements sont classés D ou E (moyennement performants), 23% sont des passoires thermiques (F et G), et seulement 23% sont performants (A, B ou C). L'objectif gouvernemental est de rénover l'ensemble des passoires thermiques d'ici 2028 pour les classes F et d'ici 2034 pour les classes E.

Rappel important : Votre classe DPE finale est toujours déterminée par la pire des deux étiquettes (Énergie ou GES). Un logement avec une étiquette Énergie C mais une étiquette GES F sera classé F au final. C'est pourquoi la réforme 2026, qui améliore l'étiquette Énergie des logements électriques, ne garantit pas systématiquement un gain de classe si l'étiquette GES reste plus mauvaise.

Le Nouveau DPE 2021 : Ce Qui a Changé

Le 1er juillet 2021 a marqué un tournant majeur dans l'histoire du diagnostic énergétique avec l'entrée en vigueur du nouveau DPE. Cette réforme en profondeur a transformé la méthode de calcul et le statut juridique du diagnostic.

1. Fin des DPE vierges

Avant 2021, il était possible d'obtenir un DPE "vierge" (sans note) pour les logements construits avant 1948 ou sans factures énergétiques. Le nouveau DPE utilise désormais systématiquement la méthode 3CL (Calcul des Consommations Conventionnelles des Logements) qui se base sur les caractéristiques physiques du bâtiment : isolation, système de chauffage, ventilation, surface, orientation, etc. Résultat : 100% des logements ont désormais une étiquette.

2. Double seuil Énergie et GES

L'innovation majeure du nouveau DPE réside dans l'introduction du double seuil : la classe finale dépend désormais à la fois de la consommation énergétique ET des émissions de gaz à effet de serre. Concrètement, un logement chauffé au fioul peut avoir une bonne étiquette Énergie mais une mauvaise étiquette GES à cause des émissions de CO2, et se retrouver classé F ou G. À l'inverse, un logement électrique mal isolé peut avoir une mauvaise étiquette Énergie mais une bonne étiquette GES grâce à la faible empreinte carbone de l'électricité française.

3. Les 5 usages pris en compte

Le nouveau DPE évalue 5 postes de consommation énergétique :

  • Chauffage : poste le plus important, représente 60-70% de la consommation totale dans la plupart des logements
  • Eau chaude sanitaire : production d'eau chaude pour la douche, la vaisselle, etc.
  • Refroidissement : climatisation (peu fréquent en France, surtout dans le sud)
  • Éclairage : consommation électrique pour l'éclairage du logement
  • Auxiliaires : ventilation mécanique, pompes de circulation, régulation

Avant 2021, seuls le chauffage et l'eau chaude sanitaire étaient pris en compte, ce qui sous-estimait la consommation réelle.

4. Opposabilité juridique

Le changement le plus important sur le plan juridique : le DPE est devenu opposable. Avant 2021, il avait une valeur purement informative. Depuis juillet 2021, l'acquéreur ou le locataire peut engager la responsabilité du vendeur ou du bailleur en cas d'informations erronées. Si l'écart entre le DPE annoncé et la réalité est significatif (par exemple, un logement annoncé C qui s'avère être E), l'acquéreur peut demander une diminution du prix de vente, des dommages et intérêts, voire l'annulation de la transaction dans les cas les plus graves.

Bon à savoir : Le diagnostiqueur certifié engage également sa responsabilité professionnelle et civile. En cas d'erreur manifeste, sa certification peut être suspendue et sa responsabilité professionnelle sollicitée pour indemniser les préjudices. Cette opposabilité a considérablement renforcé la fiabilité des diagnostics.

DPE 2026 : Coefficient Électricité 1.9

La réforme DPE 2026, officialisée par l'arrêté du 13 août 2025 publié au Journal Officiel, marque une nouvelle étape dans l'évolution du diagnostic énergétique. Son objectif : corriger une anomalie qui pénalisait injustement les logements chauffés à l'électricité.

Qu'est-ce que le coefficient de conversion ?

Pour évaluer la performance énergétique d'un logement, le DPE ne se base pas sur l'énergie que vous consommez directement (énergie finale), mais sur l'énergie primaire, c'est-à-dire l'énergie nécessaire à la production et au transport de l'énergie jusqu'à chez vous. Pour l'électricité, cette conversion tient compte des pertes lors de la production (centrales) et du transport (lignes électriques).

Actuellement, le coefficient de conversion de l'électricité est de 2,3. Cela signifie que si vous consommez 100 kWh d'électricité (énergie finale), le DPE comptabilise 230 kWh d'énergie primaire. À partir du 1er janvier 2026, ce coefficient passera à 1,9, soit une réduction de 17,4%. Avec ce nouveau coefficient, les 100 kWh consommés ne compteront plus que pour 190 kWh en énergie primaire.

Pourquoi ce changement ?

Le coefficient de 2,3 date de 2012 et ne reflète plus la réalité du mix électrique français en 2025-2026. La France a considérablement réduit les pertes de production et augmenté la part d'énergies décarbonées (nucléaire, éolien, solaire). Le coefficient de 1,9 correspond mieux à la réalité actuelle du réseau électrique français et à ses perspectives d'évolution.

Par ailleurs, l'ancien coefficient créait une distorsion en défavorisant le chauffage électrique par rapport au gaz, alors que l'électricité française émet beaucoup moins de CO2. Cette incohérence freinait la transition énergétique en incitant paradoxalement à privilégier le gaz plutôt que l'électricité décarbonée.

Impact concret sur les logements

Selon les estimations du Ministère de la Transition Écologique, environ 850 000 logements chauffés à l'électricité devraient sortir du statut de passoire thermique (classes F et G) grâce à cette réforme. Plus largement, 47% des logements électriques gagneront une classe énergétique.

Exemple concret :

Appartement 50 m² chauffé au radiateur électrique, mal isolé :

  • Consommation finale : 8000 kWh/an soit 160 kWh/m²/an (énergie finale)
  • Avec coefficient 2,3 : 160 × 2,3 = 368 kWh/m²/an (énergie primaire) → Classe F
  • Avec coefficient 1,9 : 160 × 1,9 = 304 kWh/m²/an (énergie primaire) → Classe E

Résultat : Ce logement passe de F (interdit à la location en 2028) à E (autorisé jusqu'en 2034), gagnant 6 ans de sursis et évitant des travaux immédiats.

Comment obtenir ma nouvelle étiquette ?

Bonne nouvelle : vous n'avez pas besoin de refaire votre DPE ni de payer un nouveau diagnostic. Si votre DPE a été réalisé après le 1er juillet 2021 (DPE nouvelle version), il reste valide jusqu'à son échéance (10 ans). À partir du 1er janvier 2026, vous pourrez télécharger gratuitement une attestation officielle de votre nouvelle étiquette sur le site de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME (observatoire-dpe-audit.ademe.fr).

Cette attestation fera foi juridiquement et pourra être présentée lors d'une vente ou d'une mise en location. Vous pourrez également utiliser notre calculateur DPE 2026 pour simuler votre nouvelle étiquette dès maintenant et anticiper les changements.

Important : L'étiquette GES (climat) ne change pas. Le coefficient ne concerne que l'énergie primaire, pas les émissions de CO2. Si votre étiquette GES est plus mauvaise que votre nouvelle étiquette Énergie, c'est elle qui déterminera votre classe finale. Par exemple, un logement qui passe de F (énergie) à E (énergie) mais reste F (GES) conservera une classe finale F.

Comment Améliorer Votre DPE ?

Si votre logement est classé E, F ou G, vous vous demandez probablement quels travaux réaliser pour améliorer votre étiquette énergétique. Voici les leviers d'action les plus efficaces, classés par ordre d'impact et de rentabilité.

1. Isolation de la toiture (ROI : 5-7 ans)

La toiture représente 25 à 30% des déperditions thermiques d'un logement. C'est souvent le chantier le plus rentable : coût modéré (2 000 à 5 000 € selon surface et technique), impact immédiat sur le confort, et économies d'énergie significatives (20-30% de réduction sur la facture de chauffage). Privilégiez une résistance thermique R ≥ 7 m².K/W pour les combles perdus, R ≥ 6 m².K/W pour les rampants.

2. Remplacement du système de chauffage (ROI : 7-12 ans)

Remplacer une chaudière fioul ou gaz par une pompe à chaleur air-eau peut vous faire gagner 1 à 2 classes énergétiques. Une pompe à chaleur consomme 3 à 4 fois moins d'énergie qu'un chauffage électrique direct ou qu'une chaudière ancienne. Coût : 10 000 à 15 000 € (hors aides), mais des dispositifs d'aide importants existent (MaPrimeRénov' jusqu'à 10 000 € pour les ménages modestes).

Conseil d'expert : Isolez AVANT de changer votre système de chauffage. Une bonne isolation réduit les besoins de chauffage, ce qui permet d'installer une pompe à chaleur moins puissante (donc moins chère) et plus efficace. Faire l'inverse revient à surdimensionner l'installation et gaspiller de l'argent.

3. Isolation des murs (ROI : 10-15 ans)

Les murs représentent 20 à 25% des pertes thermiques. Vous avez deux options : isolation par l'extérieur (ITE, plus efficace mais plus chère : 100-200 €/m², nécessite déclaration préalable de travaux) ou isolation par l'intérieur (ITI, moins chère : 50-90 €/m², mais réduit légèrement la surface habitable). L'ITE est généralement plus performante car elle supprime tous les ponts thermiques.

4. Changement des fenêtres (ROI : 15-20 ans)

Les fenêtres représentent 10 à 15% des pertes. Remplacer du simple vitrage par du double vitrage améliore sensiblement le confort (moins de sensation de froid près des fenêtres) et réduit les nuisances sonores. Coût : 300 à 800 € par fenêtre selon dimensions et qualité. Privilégiez du double vitrage à isolation renforcée (VIR) avec Ug ≤ 1,1 W/m².K.

5. Ventilation mécanique contrôlée (VMC)

Une VMC double flux récupère la chaleur de l'air extrait pour préchauffer l'air neuf entrant, réduisant les besoins de chauffage de 15 à 20%. Coût : 4 000 à 8 000 € posée. Recommandée surtout lors d'une rénovation globale, car nécessite des travaux importants (gaines dans les faux plafonds).

Stratégie recommandée : la rénovation globale

Plutôt que de réaliser des travaux au coup par coup, privilégiez une approche globale : isolation (toiture + murs + fenêtres) + chauffage performant + VMC. Cette stratégie est plus efficace (synergie entre les travaux) et permet d'accéder à des aides renforcées (MaPrimeRénov' Sérénité jusqu'à 50% du montant des travaux pour les ménages très modestes).

Financement des travaux : les aides disponibles

  • MaPrimeRénov' : Principale aide de l'État, montant variable selon revenus et type de travaux (jusqu'à 10 000 € pour une pompe à chaleur). Cumulable avec d'autres aides.
  • CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) : Prime versée par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, etc.). Montant variable selon travaux et revenus.
  • Éco-PTZ (Éco-prêt à taux zéro) : Prêt sans intérêts jusqu'à 50 000 € pour une rénovation globale. Remboursement sur 20 ans.
  • TVA réduite à 5,5% : Sur les travaux de rénovation énergétique (au lieu de 20%). Applicable automatiquement si vous passez par un artisan RGE.
  • Aides locales : Certaines régions, départements ou communes proposent des aides complémentaires. Consultez le site de l'ANIL (Agence Nationale pour l'Information sur le Logement).

Pour estimer précisément votre DPE après travaux, utilisez notre calculateur DPE ou consultez notre guide détaillé des travaux pour améliorer votre DPE.

Questions Fréquentes sur le Diagnostic Énergétique

Qu'est-ce qu'un diagnostic énergétique (DPE) ?

Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est un document officiel qui évalue la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre d'un logement. Il attribue deux étiquettes de A (très performant) à G (très énergivore) : une pour l'énergie primaire et une pour les émissions de CO2. Le DPE est obligatoire pour toute vente ou location immobilière en France depuis 2006.

Quelle est la différence entre les classes énergétiques A à G ?

Les classes énergétiques vont de A (moins de 70 kWh/m²/an) à G (plus de 420 kWh/m²/an). La classe détermine si votre logement est une passoire thermique (F et G, interdites progressivement à la location) ou une passoire climatique selon les émissions GES. Votre classe finale correspond toujours à la pire des deux étiquettes (énergie ou GES). Avec la réforme 2026, environ 850 000 logements électriques devraient gagner une classe.

Comment est calculé le nouveau DPE depuis 2021 ?

Depuis juillet 2021, le DPE utilise la méthode 3CL qui calcule la consommation théorique pour 5 usages : chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage et auxiliaires (ventilation, pompes). L'électricité est convertie en énergie primaire avec un coefficient de 2,3 (qui passera à 1,9 en 2026). Le DPE devient opposable : vous pouvez vous retourner contre le vendeur si les informations sont erronées. Il n'y a plus de DPE vierge.

Qu'est-ce que le coefficient de conversion électrique ?

Le coefficient de conversion transforme l'électricité consommée (énergie finale) en énergie primaire pour tenir compte des pertes de production et transport. Actuellement à 2,3, il passera à 1,9 le 1er janvier 2026, reflétant mieux la décarbonation du mix électrique français. Concrètement, si vous consommez 100 kWh d'électricité, le DPE comptabilise 230 kWh aujourd'hui, mais seulement 190 kWh après la réforme, soit une baisse de 17,4%.

Pourquoi la réforme DPE 2026 change-t-elle le coefficient électrique ?

La France a fortement décarbonté son électricité avec le nucléaire et les renouvelables. L'ancien coefficient de 2,3 pénalisait injustement le chauffage électrique par rapport au gaz, créant une incohérence avec les objectifs climatiques. Le nouveau coefficient de 1,9 reflète mieux la réalité du mix électrique français en 2026 et permet à environ 850 000 logements électriques de sortir du statut de passoire thermique (classes F et G).

Mon logement chauffé à l'électricité va-t-il changer de classe en 2026 ?

Probablement. 47% des logements électriques gagneront une classe énergétique grâce à la réforme 2026. Si vous êtes actuellement en classe F ou G avec du chauffage électrique, vous avez de bonnes chances de passer en E ou mieux. Attention : votre étiquette GES (climat) ne changera pas, donc si elle est pire que votre étiquette énergie, elle déterminera votre classe finale. Utilisez notre calculateur gratuit pour vérifier votre situation précise.

Quand le DPE est-il obligatoire ?

Le DPE est obligatoire dans 3 situations : lors de la vente d'un bien immobilier (annexé à la promesse de vente), lors de la mise en location d'un logement (annexé au bail), et lors de la construction d'un bâtiment neuf (à la livraison). Il doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié et est valable 10 ans. Depuis 2022, le DPE doit être affiché dans les annonces immobilières avec les étiquettes énergie et GES.

Combien coûte un diagnostic énergétique ?

Le prix d'un DPE varie entre 100 et 250 € selon la surface du logement, sa localisation et le diagnostiqueur choisi. Pour un appartement, comptez 100-150 €, pour une maison 150-250 €. Le tarif n'est pas réglementé, comparez plusieurs devis. Le DPE est à la charge du vendeur lors d'une vente, et du propriétaire bailleur lors d'une location. Il est obligatoire de faire appel à un diagnostiqueur certifié.

Dois-je refaire mon DPE pour bénéficier du nouveau coefficient 2026 ?

Non, vous n'avez pas besoin de refaire votre DPE. Si votre DPE a été réalisé après le 1er juillet 2021, il reste valide jusqu'à son échéance (10 ans). À partir du 1er janvier 2026, vous pourrez télécharger gratuitement une attestation de votre nouvelle étiquette sur le site de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME (observatoire-dpe-audit.ademe.fr). Cette attestation officielle fera foi et vous évitera les frais d'un nouveau diagnostic.

Comment améliorer mon DPE rapidement ?

Les travaux les plus efficaces sont : 1) Isolation de la toiture (25-30% des pertes), ROI 5-7 ans, 2) Remplacement du système de chauffage par une pompe à chaleur (gain de 1 à 2 classes), 3) Isolation des murs (20-25% des pertes), 4) Changement des fenêtres (10-15% des pertes). Privilégiez l'isolation avant de changer le chauffage. Des aides existent : MaPrimeRénov', CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), Éco-PTZ. Une rénovation globale est plus efficace que des travaux isolés.

Calculez votre DPE 2026 gratuitement

Découvrez l'impact de la réforme 2026 sur votre logement en quelques secondes

Gratuit et sans inscription

Le numéro de DPE se trouve sur votre diagnostic de performance énergétique, généralement en haut du document.